


Jadis, à Auriol, des lacs et des marécages ont occupé le fond de la vallée, provoquées par des barrages de tuf successifs, qui entravaient le cours de l’Huveaune.
Ces barrages disparurent à la période historique, permettant ainsi à l’Huveaune de s’écouler librement et aux zones marécageuses de se réduire. Des voies de communication se sont alors ouvertes dans la vallée et de nouvelles terres cultivables devinrent disponibles.
On a trouvé sur le territoire de la commune différents vestiges préhistoriques.
C’est une cité prospère durant toute l’Antiquité. Le Trésor d’Auriol (monnaies grecques enfouies au quartier des Barres vers 480 avant JC) est connu des numismates du monde entier. Après l’invasion de la Gaule, Jules César offre des terres à des vétérans de son armée qui s’y établissent.
Le plus ancien nom cité sur notre territoire (814) est celui du bourg de Podolium, le Pujol. Au 12ème siècle, un bourg important existe au pied de celui-ci. Fabrique de santons, de tuiles et toujours de pots et de jarres.
Auriol est ensuite ravagé par la peste de 1576 à 1584. Le château est dévasté par le Duc d’Epernon en 1593.
Les armoiries de la ville datent de 1697.
La vieille forteresse est alors abandonnée. Le bourg descend de sa plate-forme élevée et s’établit sur les bords de l’Huveaune.
La population qui aurait été de
5 000 habitants en 1700 est décimée à nouveau par la peste de 1720. En 1765, on ne compte plus que 3 000 habitants.
Auriol grandit au 19ème siècle et atteint 5 300 habitants en 1851.
A diverses reprises, la commune demande son canton mais c’est au contraire une forte amputation qu’elle subit en 1880 par la création de la commune de La Bourine dénommée La Bouilladisse depuis 1910.
Sa population, au dernier recensement de 1998, était de 9 562 habitants mais le chiffre réel avoisine aujourd’hui autour de 11 000. Cet accroissement est constant depuis 1960, date à laquelle on ne relevait que 2 900 habitants.
Cette augmentation, la ville la doit à sa proximité des grands axes autoroutiers et surtout à son emplacement particulier, dans la Haute Vallée de l’Huveaune au pied de la Sainte-Baume. Cependant, Auriol a su garder son âme, son paysage qui fait d’elle une ville à la campagne. De plus, elle possède quelques vieux hameaux, dont Le Maltrait, Moulin de Redon et Pont de Joux.
Les terres autour d’Auriol continuent d’être cultivées, et l’huile d’olive en est réputée autant que le vin et les productions maraîchères.

Le chemin Marseillais, importante voie massaliote puis romaine, qui conduisait de Marseille à Trets pour y rejoindre la voie aurélienne pourrait très bien être à l’origine du nom de notre commune ; mais on évoque aussi trois autres possibilités :
- Le loriot ("auruou" en provençal) qui figure sur les armoiries d'Auriol,
- Une appellation latine Aureatus (de couleur dorée),
- L'antique Auro (le Levant).
Auriol signifie classiquement le loriot (= l'oriol). Le loriot est un genre de passereau à la voix forte et éclatante, au plumage élégant où domine le jaune chez le mâle et le vert chez la femelle.